Janvier 2021

Éducation populaire et formation des adultes au féminin (XIXe - XXe siècles)

 

Titre complet : Éducation populaire et formation des adultes au féminin (XIXe - XXe siècles) : trajectoires biographiques

Le Samedi 30 janvier 2021 : matinée d’étude ATRHE/Gehfa  (Association transdisciplinaire pour les Recherches Historiques sur l'Education & Groupe d'étude-Histoire de la formation des adultes)

En raison de la situation sanitaire, la matinée d’étude se déroulera à distance, via l’application Zoom, à l’adresse suivante :
https://u-picardiefr.zoom.us/j/89214996327?pwd=SDlKeWNvcU1BOEkxQVJtNlFUL2tHQT09  -  ID de réunion : 892 1499 6327 - Code d’accès : 864848  -  http://www.atrhe.org ou http://gehfa.com

Présentation :

L’histoire de l’éducation ne se limite pas à celle de l’école ou des écoliers – un truisme qui mérite répétition. Au cours des deux derniers siècles, l’éducation des adultes a répondu à différents enjeux tant politiques que sociaux et économiques. Toutes sortes d’initiatives en direction de personnes déjà engagées dans la « vie active » ont vu le jour dans différents lieux, au sein mêmes des écoles, mais le soir, lorsqu’elles étaient désertées par les enfants, à ses marges ou dans le cadre d’institutions totalement extérieures au système national d’enseignement (associations, entreprises, syndicats ou autres collectifs...). Tout un pan de recherche en histoire de l’éducation et de la formation s’intéresse à cette éducation postscolaire, à l’éducation populaire et à la formation des adultes au XIXe et au XXe siècle. Parmi ces travaux, nous privilégions ceux qui adoptent une approche biographique autour de figures de femmes pour proposer une réflexion sur la manière dont ce prisme méthodologique renouvelle ou modifie notre compréhension de l'histoire de l’éducation et de la formation, dans la continuité des séminaires organisé par chacune des associations ces dernières années. Cette demi-journée d’étude se donne également comme objectif de développer le dialogue entre chercheur·es abordant l’histoire de l’éducation et de la formation à partir d’angles différenciés, de sonder les acquis des recherches portant sur le genre, et d’éclairer les liens entre le scolaire et le hors-scolaire, entre l’action militante (notamment d’éducation populaire) et celle plus directement liée aux enjeux économiques, du travail et de l’emploi.

Politiques de l'exil - Territoires de solidarité

 

Le 13 janvier 2021

Dans le cadre d'une année consacrée aux Politiques de l'exil - Politiques de territoire, cette séance s’attachera à discuter de différentes initiatives citoyennes d’accueil, la politisation de “la maison” dans un contexte d’inhospitalité institutionnelle.

16-20h: séance  en distanciel - un lien sera disponible deux jours avant sur https://nle.hypotheses.org/6129 . Il est également possible de s'inscrire ICI

Séminaire ouvert à toutes et tous.

avec : Camille LOUIS (Philosophe, Collectif Kom-Post), Sophie DJIGO Philosophe, collectif Migraction), Joelle LE MAREC (U. Paris IV)

→  Ouvrage présenté par les auteurs :  Christiane Vollaire et Philippe BazinUn Archipel de solidarité – Grèce 2017-2020, Loco (2020) 

Coordination : Emilie Da Lage (U.de Lille)  / Ouvrage présenté  par Chowra Makaremi

Présentation des intervenant.e.s 

Sophie DJIGO est philosophe et engagée dans le collectif Migraction. Elle travaille à Calais en développant une philosophie de terrain qui lui permet de penser à partir des situations de violences, mais aussi des formes de solidarité qui se déploient à Calais. Elle a publié Les migrants de Calais, une enquête sur la vie en transit aux éditions Agone en 2016 et Aux frontières de la démocratie, aux éditions Au bord de l'eau en 2019.

Emilie DA LAGE  est chercheuse en sciences de l’Information et de la Communication à l’Université de Lille-SHS, membre du laboratoire GERIICO. Ses travaux portent sur la dimension culturelle et sociale des circulations mondialisées des productions culturelles et médiatiques. Elle a participé au collectif Décamper ! et coordonné en 2016-2017 un programme de recherche-action et de séminaires financé par la MESHS-Lille « Créativité et migration en situation d’encampement ». Elle a notamment publié « Les refrains de la mondialisation », avec François Debruyne, dans la revue Réseaux, (Réseaux N°192 La découverte, 115-142, 2015.), « La musique le temps le camp » (in Décamper! La Découverte, 2016), elle a également produit un dispositif de valorisation de la recherche de terrain à Grande Synthe sous la forme d’une installation sonore exposée régulièrement dans différents lieux culturels. https://soundcloud.com/emilie-da-lage/mood-of-the-women-center. Elle est membre des Non-lieux de l'exil et co-coordonne le séminaire

Camille LOUIS est artiste dramaturge, co-initiatrice du collectif international kom.post (composé de chercheurs, artistes et activistes) et docteure en philosophie. Elle a notamment coordonné la publication du numéro 51 de la revue Tumultes."Cosmopolitique en exils : des xénopolis à l'édification d'un monde commun" avec Etienne Tassin. Elle est par ailleurs impliquée dans le collectif La Casa, engagé dans une politique d'accueil digne et visant à l’égalité radicale. Elle est aussi très engagée sur les terrains des luttes et solidarités grecques, notamment à Athènes et sur l’île de Lesbos.

Joëlle LE MAREC  est professeur en sciences de l'information et de la communication à Paris IV. Ses travaux portent sur les rapports sciences, savoirs, société.  Elle anime un collectif de recherche sur la production de savoir en situation de précarité. Elle est engagée dans l'accueil des mineurs isolés. Elle a récemment publié, avec Amara Camara La voix d'Amara. aux éditions SiKiT.

Chowra MAKAREMI est anthropologue et chercheuse au CNRS, à l'IRIS. Elle a travaillé sur la détention frontalière en France et coordonné plusieurs collectifs de recherche sur les dispositifs de contrôle migratoire en Europe. Elle travaille également sur la violence post-révolutionnaire en Iran à partir de la notion de contre-archive, et explore différentes pratiques d'écritures (cinéma documentaire, roman graphique). Elle co- coordonne le séminaire et est membre des Non-lieux de l'exil.

Christiane VOLLAIRE I Philippe BAZIN. Christiane Vollaire philosophe, est chercheure associée au Centre de Recherche sur le Travail et le Développement du CNAM, membre du programme Non-lieux de l’exil (EHESS-Institut Convergences-Migrations),  membre de la rédaction de la revue Chimères. Elle a forgé dans les années 2000 un concept de la philosophie de terrain à partir duquel elle travaille actuellement sur plusieurs terrains politiques concernant à la fois les migrations et les revendications : Balkans (2000), Pologne (2008), Égypte (2011), Chili (2012), Turquie (2013), Bulgarie (2014), Grèce (2017-2020) ; mais aussi en France, autour des camps du Nord, du mouvement des Gilets jaunes et des quartiers populaires. Ouvrages parus : Humanitaire, le cœur de la guerre, L'Insulaire, 2007 ; Pour une Philosophie de terrain, Créaphis, 2017.  Elle a publié plusieurs ouvrages avec Philippe BAZIN  dont Le Milieu de nulle part, Créaphis, 2012 et Un Archipel de solidarité – Grèce 2017-2020, Loco (2020). Phillipe BAZIN est photographe, diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles, HDR, professeur de photographie à l'École Nationale Supérieure d'Art de Dijon. Il a développé depuis le début des années 80 un travail prenant en compte les relations que nous entretenons avec les différents phénomènes institutionnels qui encadrent et organisent l’existence sociale, autour de la question du visage. Il a publié en 2009 un ouvrage récapitulatif de l’ensemble de son travail sur les visages, La Radicalisation du Monde (l’Atelier d’édition). Depuis le début des années 2000, son travail artistique se développe autour des relations entre esthétique et politique. Parmi ses ouvrages récents Les Coupes (Créaphis, 2017) et Pour une Photographie documentaire critique (Créaphis, 2017)