Décembre 2019

Politiques de l'exil (1) : Politiques de l’épuisement

 

Le Mercredi 11 décembre 2019, 17-20h – Médecins du Monde, 62 rue Marcadet – 75018 Paris, Salle Bothsabello 1er étage.  

Qu’est ce donc que ces politiques et stratégies de l’épuisement, de la répétition du même, de l’inutilité manifeste sinon de l'absurdité ?  Si les conséquences des dispositifs étatiques sur le corps et le psychisme des exilé.e.s sont constamment attestées, cette première séance des Non-lieux de l’exil (an 9) en appréhende, dans une perspective pluridisciplinaire, les effets et résonances sur celles et ceux qui se tiennent et agissent au plus près des exilé.e.s, entre impuissance, découragement, colère et engagement.

Avec  : Hisham ALY (Secours Catholique Calais), Juan BOGGINO (psychanalyste, association Traces) et Léopoldine MANAC’H (anthropologue, Ceped). 

Coordination : Christine Davoudian (Psychothérapeute, Médecins du Monde, Non-lieux de l’exil)

Le séminaire Non-lieux de l’exil est affilié à  l’Institut Convergences Migrations et cette séance fait l’objet d’une collaboration avec l’ANR LIMINAL

  • Entrée libre

 

KLAVDIJ SLUBAN expose

 

Du 19 octobre au 5 janvier 2020,

KLAVDIJ SLUBAN exposera à la 10ème édition du Festival de créations photographiques « Deauville Planche(s)-Contact »
et signera son livre avec Christine Delory-Momberger sur la stand André Frère Éditions à Paris Photo Grand Palais le samedi 9 novembre à 18h30

Un film de présentation de Sloban

Fiction/Non-fiction : que dit la traduction ?

 

Un séminaire du TRACT, Sorbonne nouvelle - salle 16 à l'Institut du Monde Anglophone (5 rue de l'École de Médecine - 75006) de 17h30 à 19 heures aux dates suivantes (des changements de date ou de lieu sont toutefois possibles selon la disponibilité des intervenants) :

  • Jeudi 14 novembre 2019
  • Jeudi 12 décembre 2019
  • Jeudi 23 janvier 2020
  • Jeudi 27 février 2020
  • Jeudi 12 mars 2020
  • Jeudi 16 avril 2020
  • Jeudi 14 mai 2020
  • Jeudi 18 juin 2020

Dans la continuité de deux années consacrées à la traduction de la pensée française dans le monde, le TRACT poursuit son cycle « Traduire le contemporain » en s’intéressant à la place de la traduction dans la circulation des textes appartenant « aux territoires de la non-fiction » pour reprendre le titre du colloque organisé en 2017 par le Pôle HALL d’USPC. Si la problématique des frontières entre fait et fiction (Lavocat, 2016) ou de la représentation de la réalité dans les textes de non-fiction peut sembler déjà ancienne, comme le montrent les travaux de Barthes (1984), Searle (1979) ou Schaeffer (1999), il semble toutefois que la question générique soit aujourd’hui au cœur de questionnements et débats nationaux et internationaux, comme l’illustre la récente polémique ayant opposé au sein de la New York Review of Books l’historien américain Robert Paxton et l’écrivain français Eric Vuillard, autour de son roman historique L’ordre du jour .

Autre signe des temps dans ce dialogue transatlantique, la publication récente d’un article du New Yorker s’interrogeant sur la tradition du faux littéraire et son aspect éthique dans la foulée de la publication de Impostors de Chistopher L. Miller (2018), étude sur la pratique de la fausse autobiographie dans la littérature française et américaine présentée comme une usurpation identitaire. S’il pourrait être tentant de n’y voir qu’une coïncidence, ces exemples interrogent bel et bien des concepts centraux de la critique de tradition francophone : qu’en est-il de la « mort de l’auteur » à l’époque du « capital biographique » (Delory-Momberger, 2009) et des débats sur l’intersectionnalité et l’appropriation culturelle, du « pacte de lecture » face au triomphe de l’authenticité, notamment aux Etats-Unis, ou encore des distinctions entre feintise, tromperie et représentation (Schaeffer, ibid.) face au danger des fake news et autres manipulations éditoriales ? Pour le dire autrement, où en sommes-nous dans le jeu entre réalité et fiction au sein de l’écriture et quelle place la traduction tient-elle dans celui-ci ? ...