Juin 2020

Fondements, modes de mise en œuvre et effets des dispositifs d’apprentissage ...

 

Titre complet : Fondements, modes de mise en œuvre et effets des dispositifs d’apprentissage de la langue de scolarisation pour les apprenants migrants allophones

Du 8 au 11 juin 2020, le XXe Congrès de l'AMSE se tiendra à Buenos Aires, en Argentine, et sera co-organisé par l'Université Pédagogique Nationale (UNIPE) et l'Université Nationale de San Martin (UNSAM).

Extrait de l'argumentaire :

Dans le contexte actuel de l’accélération et de la diversification des migrations, de nombreux pays sont amenés à repenser les dispositifs d’accueil et d’accompagnement des nouveaux arrivants en âge d’être scolarisés. La diversité des parcours, des profils linguistiques et culturels des personnes migrantes, et de leurs aspirations, impliquent l’émergence de nouveaux dispositifs pédagogiques dans les écoles et les universités. L’objectif visé est prioritairement l’appropriation de la langue principale de scolarisation/langue académique de leur pays d’accueil afin de favoriser l’inclusion des personnes, dans leur environnement social et en particulier scolaire ou académique. Pour cela les élèves doivent idéalement être encouragés à suivre différentes voies de formation, en lien étroit avec leurs besoins et leurs projets individuels (Chiss, 2008 ; Goï et Huver, 2013 ; Huver, 2012). La qualité de ces dispositifs aura un impact immédiat sur la réussite éducative de ces élèves et leur inclusion dans la société d’accueil.

Pour orienter et discuter les choix faits dans le domaine des politiques éducatives en contexte migratoire, il est essentiel de disposer de données de recherche qui permettent de mieux comprendre quels sont les fondements des dispositifs d’apprentissage linguistique destinés aux apprenants de différents âges (enfants, adolescents, adultes), de quelle manière ces dispositifs sont effectivement mis en œuvre et quels sont leurs impacts, positifs ou négatifs, sur le développement des compétences des apprenants. ...

Fiction/Non-fiction : que dit la traduction ?

 

Un séminaire du TRACT, Sorbonne nouvelle - salle 16 à l'Institut du Monde Anglophone (5 rue de l'École de Médecine - 75006) de 17h30 à 19 heures aux dates suivantes (des changements de date ou de lieu sont toutefois possibles selon la disponibilité des intervenants) :

  • Jeudi 14 novembre 2019
  • Jeudi 12 décembre 2019
  • Jeudi 23 janvier 2020
  • Jeudi 27 février 2020
  • Jeudi 12 mars 2020
  • Jeudi 16 avril 2020
  • Jeudi 14 mai 2020
  • Jeudi 18 juin 2020

Dans la continuité de deux années consacrées à la traduction de la pensée française dans le monde, le TRACT poursuit son cycle « Traduire le contemporain » en s’intéressant à la place de la traduction dans la circulation des textes appartenant « aux territoires de la non-fiction » pour reprendre le titre du colloque organisé en 2017 par le Pôle HALL d’USPC. Si la problématique des frontières entre fait et fiction (Lavocat, 2016) ou de la représentation de la réalité dans les textes de non-fiction peut sembler déjà ancienne, comme le montrent les travaux de Barthes (1984), Searle (1979) ou Schaeffer (1999), il semble toutefois que la question générique soit aujourd’hui au cœur de questionnements et débats nationaux et internationaux, comme l’illustre la récente polémique ayant opposé au sein de la New York Review of Books l’historien américain Robert Paxton et l’écrivain français Eric Vuillard, autour de son roman historique L’ordre du jour .

Autre signe des temps dans ce dialogue transatlantique, la publication récente d’un article du New Yorker s’interrogeant sur la tradition du faux littéraire et son aspect éthique dans la foulée de la publication de Impostors de Chistopher L. Miller (2018), étude sur la pratique de la fausse autobiographie dans la littérature française et américaine présentée comme une usurpation identitaire. S’il pourrait être tentant de n’y voir qu’une coïncidence, ces exemples interrogent bel et bien des concepts centraux de la critique de tradition francophone : qu’en est-il de la « mort de l’auteur » à l’époque du « capital biographique » (Delory-Momberger, 2009) et des débats sur l’intersectionnalité et l’appropriation culturelle, du « pacte de lecture » face au triomphe de l’authenticité, notamment aux Etats-Unis, ou encore des distinctions entre feintise, tromperie et représentation (Schaeffer, ibid.) face au danger des fake news et autres manipulations éditoriales ? Pour le dire autrement, où en sommes-nous dans le jeu entre réalité et fiction au sein de l’écriture et quelle place la traduction tient-elle dans celui-ci ? ...