Mai 2020

LA RECHERCHE EN EDUCATION DANS LE CONTEXTE DE L'ANTHROPOCENE

 

Du 21 au 23 mai 2020- Congres Afirse 2020

Notre époque est marquée par une entrée dans une ère qu’on qualifie d’« anthropocène », c’est-à-dire dans un contexte où "les activités humaines ont causé une rupture des équilibres naturels de la planète" (https://www.geo.fr/environnement/geologie-quest-ce-quelanthropocene-193622). Cet « âge de l’homme » est appréhendé tantôt comme catastrophe assurée, tantôt comme fantasme, tantôt comme promesse de retour à l’essentiel naturel, ou encore comme indécidabilité radicale. Dans tous les cas, la responsabilité humaine, en termes de causes comme en termes d’agir présent et futur, n’est plus contestée de façon crédible. L’enjeu n’est pas ici de savoir si le terme « anthropocène » respecte ou non les critères géologiques propres à définir une époque, mais à caractériser ce contexte dans lequel se pose la question de la recherche en éducation en 2020. En effet, de manière peut-être plus évidente que jamais, les enjeux éducatifs sont conjointement et systémiquement biologiques, cognitifs, sociaux, économiques, technologiques, politiques, bref vitaux au sens plein du terme. C’est dans ce nouveau contexte que le Congrès quadriennal de l’AFIRSE, et la célébration de ses trente ans d’existence, se tiennent, après une naissance, en 1990, instaurée sous le sceau de l’européanisation des enjeux éducatifs (Les nouvelles formes de la recherche en éducation au regard d'une Europe en devenir, Mai 1990 Actes publiés aux Editions Matrice, Paris).

Fiction/Non-fiction : que dit la traduction ?

 

Un séminaire du TRACT, Sorbonne nouvelle - salle 16 à l'Institut du Monde Anglophone (5 rue de l'École de Médecine - 75006) de 17h30 à 19 heures aux dates suivantes (des changements de date ou de lieu sont toutefois possibles selon la disponibilité des intervenants) :

  • Jeudi 14 novembre 2019
  • Jeudi 12 décembre 2019
  • Jeudi 23 janvier 2020
  • Jeudi 27 février 2020
  • Jeudi 12 mars 2020
  • Jeudi 16 avril 2020
  • Jeudi 14 mai 2020
  • Jeudi 18 juin 2020

Dans la continuité de deux années consacrées à la traduction de la pensée française dans le monde, le TRACT poursuit son cycle « Traduire le contemporain » en s’intéressant à la place de la traduction dans la circulation des textes appartenant « aux territoires de la non-fiction » pour reprendre le titre du colloque organisé en 2017 par le Pôle HALL d’USPC. Si la problématique des frontières entre fait et fiction (Lavocat, 2016) ou de la représentation de la réalité dans les textes de non-fiction peut sembler déjà ancienne, comme le montrent les travaux de Barthes (1984), Searle (1979) ou Schaeffer (1999), il semble toutefois que la question générique soit aujourd’hui au cœur de questionnements et débats nationaux et internationaux, comme l’illustre la récente polémique ayant opposé au sein de la New York Review of Books l’historien américain Robert Paxton et l’écrivain français Eric Vuillard, autour de son roman historique L’ordre du jour .

Autre signe des temps dans ce dialogue transatlantique, la publication récente d’un article du New Yorker s’interrogeant sur la tradition du faux littéraire et son aspect éthique dans la foulée de la publication de Impostors de Chistopher L. Miller (2018), étude sur la pratique de la fausse autobiographie dans la littérature française et américaine présentée comme une usurpation identitaire. S’il pourrait être tentant de n’y voir qu’une coïncidence, ces exemples interrogent bel et bien des concepts centraux de la critique de tradition francophone : qu’en est-il de la « mort de l’auteur » à l’époque du « capital biographique » (Delory-Momberger, 2009) et des débats sur l’intersectionnalité et l’appropriation culturelle, du « pacte de lecture » face au triomphe de l’authenticité, notamment aux Etats-Unis, ou encore des distinctions entre feintise, tromperie et représentation (Schaeffer, ibid.) face au danger des fake news et autres manipulations éditoriales ? Pour le dire autrement, où en sommes-nous dans le jeu entre réalité et fiction au sein de l’écriture et quelle place la traduction tient-elle dans celui-ci ? ...