Revue n° 5 - novembre 2014

VIVRE AVEC LA MALADIE - Expériences Épreuves Résistances

 

 

  • Éditeur :  L'Harmattan
  • ISSN : 2112-7689

 

Présentation

Vivre avec la maladie. En se donnant pour objet d’interroger « l’expérience de la maladie », ce cinquième numéro de la revue souhaite porter la réflexion sur une épreuve dont la présence dans le cours de toute existence humaine fait une « expérience de la vie » universelle mais qui engage aussi de forts enjeux dans le domaine des droits individuels comme dans celui des politiques de santé et de la démocratie sanitaire.

Vivre avec la maladie ? Au-delà de l’attitude d’acceptation consentie à laquelle peut renvoyer l’expression (on n’y peut rien, il faut bien vivre avec), c’est à une déclinaison de l’expérience de la maladie dans toutes ses dimensions qu’invite un tel syntagme. La maladie correspond à une expérience décisive du sentiment de la continuité de la vie, de la subjectivité et des intersubjectivités qui s’y trouvent engagés. Si le concept de santé a pu être défini comme « la vie dans le silence des organes » , la maladie, par la souffrance physique et mentale qu’elle provoque, par les altérations qu’elle apporte aux conditions d’exercice de la vie, en fait éprouver la fragilité et la précarité et ouvre le sujet malade au vécu et à la conscience d’un soi vulnérable. Selon G. Canguilhem, « la maladie n’est pas une variation sur la dimension de la santé ; elle est une nouvelle dimension de la vie » , ou comme il le dit encore, « une autre allure de la vie » .  La maladie est une modalité du vivre humain, elle affecte l’entier du corps et de l’esprit. Canguilhem encore : « …le fait pathologique n’est saisissable comme tel, c’est-à-dire comme altération de l’état normal, qu’au niveau de la totalité organique et s’agissant de l’homme, au niveau de la totalité individuelle consciente […]. Etre malade c’est vraiment pour l’homme vivre d’une autre vie, même au sens biologique du mot. »  Le philosophe Guillaume Le Blanc peut parler d’une « vie psychique de la maladie »  qui suit son propre cours et qui bouleverse et réorganise le rapport du malade à soi-même et à son existence : « La maladie […] contribue à l’apparition d’une forme spécifique de subjectivité en ce qu’elle modifie la totalité des comportements humains. L’homme malade devient alors l’homme de la maladie par le fait que la maladie est resituée dans l’ensemble des vécus subjectifs qui l’accompagnent. »...

Le sommaire

Présentation du dossier thématique

par Christine Delory-Momberger et Catherine Tourette-Turgis

Expérience de la maladie et reconnaissance de l'activité des malades

Entretien avec Catherine Tourette-Turgis et Jean-François Pelletier

"Je suis une personne, pas une maladie"

Article de Luc Vigneault

Soins d'amour

Entretien de Christine Delory-Momberger avec Frédérique Jouval

Des photos

 

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 - LE SUJET DANS LA CITE