Revue n° 7 - novembre 2016

ACCUEILLIR, ETRE ACCUEILLI - altérité et éducation

 

Présentation 

L’Europe des années 2015-2016 aura été celle qui n’a pas su accueillir les réfugiés des guerres et des conflits du Moyen-Orient et d’Afrique. La chancelière allemande, presque seule contre tous y compris dans son propre pays, aura eu beau défendre l’impératif éthique et politique d’un devoir et d’un pouvoir d’accueil, la Grèce déployer des efforts gigantesques pour sauver et accueillir les milliers de rescapés qui débarquent chaque jour sur ses rivages –, l’Europe, crispée sur ses intérêts économiques et politiciens, aura manqué de concevoir et de mettre en œuvre une vision politique et citoyenne de l’asile et de l’intégration qui aurait été conforme aux droits humains dont elle se revendique. Parmi les nations d’Europe, la France enfin, sans être la pire, aura cependant « réussi cet exploit d’avoir été inhospitalière [1] ». Dans ce concert d’impuissance et d’indignité, il aura fallu les gestes invisibles de gens ordinaires, de citoyens anonymes, pêcheurs et habitants de Lampedusa et de Lesbos, militants et bénévoles des associations et des réseaux de soutien aux migrants et aux réfugiés, pour sauver l’honneur, non des États, mais des hommes et des femmes dans la Cité.....


[1] Michaël Neuman, Le Un, n° 93 du 10 février 2016.

Le sommaire

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